E2 Courant
électrique - Applications
EFFET
JOULE
Les appareils de chauffage
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Le passage du courant dans les
conducteurs provoquant un dégagement de chaleur (effet
Joule) il est facile d'obtenir des appareils de chauffage. Le dégagement de chaleur est proportionnel à
la résistance du conducteur. On utilise donc dans ces
appareils des fils beaucoup plus résistants que les fils
de liaison pour que le dégagement de chaleur soit
localisé dans l'appareil (fer à repasser, radiateur) et
soit négligeable dans les fils de liaison pourtant
traversés par le même courant. L'alliage
couramment utilisé pour les "résistances
chauffantes" est le Nichrome
constitué de nickel et de chrome avec un peu de fer et
de manganèse. Il est environ 60 fois plus résistif que
le cuivre.
Les fils résistants peuvent être nus
(par exemple dans les convecteurs) ou introduits dans des
tubes de cuivre et isolés par de la poudre de magnésie.
Le fil est souvent en forme d'hélice pour obtenir une
longueur plus grande sous un faible encombrement.
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L'éclairage électrique à
incandescence
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En 1879 Thomas Edison (1847-1931)
invente la lampe électrique. Elle est constituée d'un
filament en fibre de bambou carbonisé entouré d'une
ampoule de verre vidée d'air pour éviter la combustion.
La température du filament ne dépasse pas 1700°C.
L'éclairage est jaune et faible. En 1906 apparaît le
filament en tungstène qui permet d'atteindre 2500°C.
Pour éviter la sublimation du métal (évaporation) on
introduit en 1913 de l'azote dans l'ampoule. Puis on le
remplacera par l'argon et en 1935 par le krypton.
La lampe à halogène permet
d'améliorer le rendement et d'obtenir une lumière
blanche et intense. La température du filament peut
atteindre 3000°C ( La température de fusion du
tungstène est 3410°C).
L'ampoule contient un halogène (de l'iode par exemple)
qui se combine avec la vapeur de tungstène et empêche
son dépôt sur l'ampoule qui n'est plus en verre, mais
en quartz. [Ne jamais toucher l'ampoule de quartz
avec les doigts]
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EFFET
MAGNETIQUE
L'électro-aimant
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Lorsque le courant passe dans un fil,
une boussole placée à proximité dévie. Le fil
provoque un effet semblable à celui d'un aimant: l'effet
magnétique. Pour augmenter cet effet, on peut augmenter
l'intensité du courant, mais on peut également placer
côte à côte plusieurs fils parcouru dans le même sens
par le courant. Cela revient à constituer une bobine.
Une bobine longue est appelée solénoïde. Elle se
comporte comme un barreau aimanté lorsque le courant
passe. Si on place à l'intérieur un noyau en fer doux
(fer pur) l'effet est renforcé. On obtient un
électro-aimant.Remarque:
L'acier ne convient pas pour faire un noyau
d'électro-aimant car il reste aimanté après que le
courant a cessé.
Ces électro-aimants sont utilisés
dans les sonneries, les gâches électriques, le tri
magnétique des matériaux... en un mot chaque fois que
l'on désire transformer l'énergie électrique en
énergie mécanique.
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Les
moteurs électriques
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Il existe un grand
nombre de sortes de moteurs électriques. Ils contiennent
tous soit des aimants soit des électro-aimants. Le point de départ du
développement des moteurs est la découverte de Zénobe
Gramme (1826-1901).
Le principe d'un moteur est simple: on fait passer un
courant dans un électro-aimant capable de tourner
(rotor). Il est attiré par un aimant (ou un autre
électro-aimant), il pivote, il s'approche du pôle
attractif et reste figé à moins qu'à cet instant
précis le courant s'inverse dans la bobine. Le rotor
peut alors poursuivre sa rotation vers une nouvelle
attraction et le phénomène peut se reproduire.
Gramme découvre en 1873 qu'il peut utiliser en guise de
moteur la dynamo qu'il a inventé 2 années auparavant .
Pour inverser le courant il fixe sur l'axe du moteur des
conducteurs hémicylindriques (constituant le collecteur)
sur lesquels viennent frotter deux balais reliés au
générateur.
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EFFET
CHIMIQUE
L'électrolyse
Si le courant circule dans une solution, ce
n'est pas grâce à la présence d'électrons libres (ils
n'existent que dans les métaux). Le courant est dû au mouvement
de particules chargées appelées "ions".
Il s'agit d'atomes ou de groupements d'atomes chargés soit à
cause d'un excès d'électrons (ions négatifs ou anions) soit par un manque d'électrons (ions positifs ou cations).
Au contact des électrodes, les ions se déchargent:
A l'anode (électrode
d'entrée): les ions négatifs
(anions) cèdent leur électrons excédentaires qui passent
ensuite dans le circuit.
Parfois l'anode est rongée: ce sont les atomes
de l'anode qui cèdent des électrons au circuit. On peut aussi
avoir un dégagement d'oxygène ou une oxydation de l'anode.
A la cathode
(électrode de sortie): les ions
positifs (cations) prennent au circuit les électrons qui leur
manquent. On observe la formation d'un dépôt (métal);
ou alors l'eau se décompose et on obtient un dégagement d'hydrogène.
L'électrophorèse
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Pour déposer sur une carroserie
d'automobile une couche de peinture anti-corrosion on
peut utiliser l'électrophorèse:
La carrosserie est plongée dans un bac de peinture. Elle
est reliée, ainsi qu'une électrode à un générateur
(400V par exemple). Si la carroserie constitue la cathode
(reliée à la borne négative) il s'agit d'une cataphorèse.
Les ions positifs contenus dans la peinture sont
attirés. Ils viennent se fixer sur la carrosserie en se
déchargeant. |
La
galvanoplastie
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Pour déposer une couche d'argent sur les couverts,
une couche de chrome sur les pare-chocs on utilise
l'électrolyse.
L'objet à recouvrir est plongé en guise de cathode dans
une solution d'un sel du métal qui doit constituer le
dépôt. On utilise une anode dans ce même métal.
Pour nickeler ou pour chromer un objet en fer, on le
recouvre préalablement d'une couche de cuivre car le
chrome ou le nickel n'adhère pas bien au fer. |
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